TRIBUNE sur le théâtre local

No Comments

y’a Pas la mer s’engage avec les festivals de France

COLLECTIF DE THÉÂTRES LOCAUX

Oui, il peut et il doit y avoir une vie artistique hors des métropoles. Encore faut-il qu’il y ait une volonté politique de la maintenir et de l’encourager…


Nous sommes de jeunes artistes dramatiques. Nous avons créé « le Nouveau théâtre populaire », le « Lynceus Festival », le « Théâtre du Roi de cœur », « La Mostra Teatrale », « les Rencontres de Theizé », »les Théâtrales du Vercors », »le Festival Champ Libre », »Y’a pas la mer », »Le Temps est incertain mais on joue quand même »…Et cette liste n’est pas exhaustive. Le foisonnement de ces aventures constitue, par leur nombre et leur engagement, un nouvel épisode de la décentralisation français

C’est l’histoire d’une génération de théâtre, qui réactualise un rêve né dans le siècle dernier : la décentralisation. Elle est discrète. On en dit peu de choses, on parle plus volontiers de ce qui se fait dans les lieux prestigieux : centres dramatiques nationaux, festival d’Avignon… Mais parce qu’elle a fait de petites communes les lieux de son accomplissement, cette jeune histoire a peu de relais dans la presse nationale. Elle se raconte d’abord entre un public et des artistes. Or, pour survivre, ces aventures locales ont désormais besoin d’être légitimées par les grands centres dramatiques, soutenues par le ministère de la Culture et relayées par la presse… C’est le but de cette tribune : demander un soutien.

Un public local, ceux que l’on dit aujourd’hui « éloignés » de la culture.

Chaque génération de femmes et d’hommes de théâtre renouvelle sont art en s’inspirant des générations précédentes. Le Théâtre du Peuple de Bussang, Jacques Copeau, le TNP de Jean Vilar… L’histoire du théâtre avance comme si, tous les quarante ans, des groupes d’artistes éprouvaient le besoin de « partir » — c’est-à-dire fuir des systèmes de production trop contraignants. Pourquoi partir ? Pour tenter de bâtir un art propre à notre génération, un art qui puisse construire un pont entre le passé des maîtres et le présent du monde.

Nous avons ressenti, à notre tour, le besoin de quitter Paris et d’aller travailler en Anjou, en Bretagne, en Corse, en Dordogne, en Auvergne, en Rhône-Alpes, en Nouvelle-Aquitaine, en Bourgogne ou ailleurs en France, initiant ainsi une décentralisation théâtrale nouvelle, moins institutionnelle, plus locale, qui cherche moins à diffuser ses productions qu’à infuser sur un territoire, pour reprendre à notre compte l’expression de Robin Renucci. Le temps de l’été, nous préférons aux grands mouvements des tournées nationales, la beauté d’un théâtre qui s’installe sur un territoire qu’on apprend à aimer, comme on aime un lieu d’où l’on ne vient pas. La plupart d’entre nous travaille avec des budgets dérisoires et compte en partie sur le bénévolat pour survivre. Inspirés par l’histoire, disons la mythologie, de la décentralisation théâtrale qui a irrigué tout le XXe siècle, nous avons ouvert les portes de nos théâtres de fortune à un public local, ceux que l’on dit aujourd’hui « éloignés » de la culture.

Quels sont les points de convergence de ces histoires ?

D’abord, un désir de liberté : puisque ces aventures sont les nôtres, nous pouvons travailler et choisir les textes que nous voulons monter, contemporains et classiques, sans autre contrainte que celle de notre propre cohérence artistique. Subordonner le contingent à l’essentiel, tel est notre bonheur. L’autre désir commun de ces aventures, c’est de proposer un théâtre sans intermédiaire entre la troupe et son public : nous jouons et nous mettons en scène, nous imprimons et déchirons les billets de nos spectateurs, nous leur servons à boire et à manger, nous leur distribuons des plaids et couvertures… Nous les accueillons.

Rendre à la République ce qu’elle nous a donné

La plupart d’entre nous a reçu de la République une formation d’excellence. Nous jouons individuellement dans les grands théâtres français (Festival in d’Avignon, TNP de Villeurbanne, Odéon…). Travailler à la pérennisation de ces histoires, c’est aussi pour nous rendre à la République, et plus largement à la communauté nationale, ce qu’elle nous a donné. Aujourd’hui, bien que pourvus de moyens très faibles, nous accueillons chaque été des dizaines de milliers de spectateurs. Nous collaborons avec des entreprises locales et faisons revivre des territoires. Et surtout, nous proposons un service public culturel en milieu rural, travaillant ainsi à un accès plus démocratique aux œuvres et aux artistes, à l’éducation par l’art et à la transmission.

Nous sommes heureux et fiers de ces engagements et nous avons le désir de les poursuivre et de les développer. Et pour lutter contre la fragilité financière de ces entreprises, nous réalisons depuis les premiers jours de véritables miracles. Mais nous n’aimons ni l’utopie ni les miracles : nous aimons le réel de nos théâtres et la solidité de nos métiers, que nous voulons pratiquer le plus longtemps possible. Il nous suffit de peu, mais souvent même ce peu nous manque. Le ministère de la Culture et certaines collectivités locales ont fait des publics éloignés leur priorité. Nous attendons des pouvoirs publics la confiance et le soutien indispensables à la pérennisation de cette décentralisation 2.0.

SIGNATAIRES

y’a Pas la mer / https://festivalyapaslamer.com/

Le Nouveau Théâtre Populaire / http://festivalntp.com/

Lynceus Festival / https://lynceusfestival.com/

Le Théâtre du Roi de Coeur / http://theatreduroidecoeur.fr/

Mostra Teatrale / http://mostra-teatrale-pieve.com/

Les Rencontres de Theizé / http://www.theatrepierresdorees.fr/

Les Théâtrales du Vercors / https://www.lansenvercors.com/

Champ libre / http://festivalchamplibre.com/

Le Temps est incertain mais on joue quand même / http://www.le-temps-est-incertain.com/

Pampa / http://festivalpampa.fr/

Les Effusions / https://leseffusionsblog.wordpress.com/

Interview de Julie Roux sur RFI espagnol

No Comments

La comédienne Julie Roux était l’invitée de Jordi Batallé sur RFI en espagnol pour promouvoir la dernière création de la Compagnie Cipango dans laquelle elle tient l’un des rôles principaux : Maradona C’est Moi, inspiré du roman éponyme d’Alicia Dujovne Ortiz et mis en scène par Etienne Durot.

Pour voir ou écouter l’interview : cliquer ici

Maradona C’est Moi est toujours à l’affiche du Théâtre de Belleville à Paris

du mercredi au samedi à 21h15 jusqu’au 28 février.

Pour réserver vos places sur le site internet du Théâtre : cliquer ici

Renseignements : 01.48.06.72.34

Pour plus d’informations sur le spectacle cliquer ici

Maradona C’est Moi // Théâtre de Belleville à Paris

No Comments
Maradona Spectacle Théâtre

La Compagnie Cipango vient présenter sa nouvelle création Maradona C’est Moi durant tout le mois de février au Théâtre de Belleville à Paris.

Deux femmes se retrouvent sous le stade San Paolo à Naples autour d’un mystérieux corps. L’une d’elles, Dona Tota, a entrepris le voyage pour tenter de comprendre l’histoire d’amour et de haine entre la ville et son compatriote Maradona. Elle a vu « le footballeur maudit » pleurant son échec face à l’Allemagne en finale de la coupe du monde et a décidé de « se charger » de sa souffrance. Commence une véritable enquête maratho-maradonnienne où se croisent des personnages haut et bas, placés, élevés, rencontrés, interrogés et montrés, chacun dans son rôle.

>> du Mercredi au Samedi à 21h du 6 au 28 février // Théâtre de Belleville

Pour réserver vos places sur le site internet du Théâtre : cliquer ici

Renseignements : 01.48.06.72.34

Pour plus d’informations sur le spectacle cliquer ici

Nouveau spectacle // Maradona C’est Moi

>> Samedi 20 octobre 2018 à 20h30 // ECB – Chauffailles (71)

>> Samedi 3 et Dimanche 4 novembre 2018 // Moulin des Roches –  Toulon sur Arroux (71)

>> Vendredi 9 novembre 2018 à 20h30 // Foyer Municipal – Gueugnon (71)

>> Samedi 24 novembre 2018 // Salle des Fêtes – Grury (71)

>> du 26 au 28 novembre 2018 //  L’Arc – Scène Nationale Le Creusot (71)

>> Vendredi 30 novembre 2018 à 10h00 et 20h30 // L’Arc – Scène Nationale Le Creusot (71)

>> Mercredi 16 janvier 2019  à 20h00 // Théâtre de Beaune – Beaune (21)

>> du 6 au 28 Février 2019  à 21h  // Théâtre de Belleville – Paris (75)

>> Mardi 5 mars 2019 // Collège Jean Moulin –  Montceau – les -Mines (71)

>> Mercredi 6 mars 2019 à 20h // Salle des Fêtes –  Chassy (71)

>> Jeudi 7 mars 2019 à 20h // Salle des Fêtes –  Clessy (71)

>> Vendredi 8 mars 2019 à 20h30 // Salle Jean Chandioux –  Toulon sur Arroux (71)

Pour plus d’informations sur le spectacle cliquer ici

Nouvelle création – On dirait l’Odyssée // de Yeelem Jappain

No Comments

En janvier-février 2017, la Compagnie Cipango créer son prochain spectacle : On dirait l’Odyssée

 

>> Samedi 11 février >> On Dirait l’Odyssée // La Clayette [Salle des fêtes – 20h30]

       >>>Réservation : 03.85.28.02.98

>>  Vendredi 17  février >> On Dirait l’Odyssée // Toulon sur Arroux [Salle Jean Chandioux – séance scolaire à 10h]

>>  Samedi 18 février >> On Dirait l’Odyssée // Toulon sur Arroux [Salle Jean Chandioux –  20h30]

>>  Dimanche 19 février >> On Dirait l’Odyssée // Toulon sur Arroux [Salle Jean Chandioux –  16h00]

>>  Jeudi 6 avril >> On Dirait l’Odyssée // Luzy [Salle des fêtes – séance scolaire à 14h]

 

Une petite forme, L’Odyssée Contée, sera également présentée. Ce spectacle, d’une courte durée et plus léger techniquement, sera basé sur l’oralité.

 

>> Vendredi 3 février  >> Odyssée Contée // Rigny sur Arroux [Salle des fêtes – 20h30]

       >>>Réservation : 03.85.85.84.47

>> Dimanche 5 février  >> Odyssée Contée // Vendenesse sur Arroux [Salle des fêtes – 16h]

       >>>Réservation : 03.85.85.84.47

>> Mercredi 8 février  >> Odyssée Contée // Gible [Salle des fêtes – 20h30]

       >>> pas de réservation par téléphone

>> Jeudi 9 février  >> Odyssée Contée // Baudemont [Salle des fêtes – 20h30]

        >>> pas de réservation par téléphone

>> Vendredi 10 février  >> Odyssée Contée // Amanzé [Salle des fêtes – 20h30]

        >>> pas de réservation par téléphone

Pour plus d’informations sur le spectacle cliquez ici

Maradona c’est moi

No Comments

Texte de Julie ROUX, librement inspiré du roman d’Alicia DUJOVNE ORTIZ

Mise en scène : Etienne DUROT

Assistant à la mise en scène : Clément CHEBLI

Avec : Clémence AZINCOURT, Etienne DUROT et Julie ROUX.

Musique : EL INDIO

Chorégraphie : Frédéric CELLÉ

Création lumière : Thomas RIZZOTTI

Scénographie : Aurélie LEMAIGNEN

Voir toutes les dates de tournée

Durée : 1h40

Deux femmes se retrouvent sous le stade San Paolo à Naples autour d’un mystérieux corps. L’une d’elles, Dona Tota, a entrepris le voyage pour tenter de comprendre l’histoire d’amour et de haine entre la ville et son compatriote Maradona. Elle a vu « le footballeur maudit » pleurant son échec face à l’Allemagne en finale de la coupe du monde et a décidé de « se charger » de sa souffrance. Commence une véritable enquête maratho-maradonnienne où se croisent des personnages haut et bas, placés, élevés, rencontrés, interrogés et montrés, chacun dans son rôle.

⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄

Contact diffusion : Alexandre Slyper – 06 73 42 37 78 – spectacles.cipango@gmail.com

⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄

Le spectacle s’est monté avec le soutien de L’ARC Scène Nationale Le Creusot, l’ECB de Chauffailles, la Ville de Gueugnon, la Ville de Toulon sur Arroux, le Département de la Saône et Loire, la Région Bourgogne Franche-Comté, la DRAC Bourgogne Franche-Comté, la SPEDIDAM et l’ADAMI.

Gros Câlin

No Comments

d’après Gros Câlin de Romain Gary (Emile Ajar)

Adaptation et mise en scène : Julie ROUX

Avec Etienne DUROT, Yann POMPIDOU et Yanal ZEAITER

Création Lumière : Thomas RIZZOTTI

Création Vidéo : Clément CHEBLI

Scénographie : Aurélie LEMAIGNEN

Le spectacle peut être accompagné d’un atelier scolaire ou tout public

Voir toutes les dates de tournée

Durée : 1h10

 

A défaut de trouver l’amour chez ses contemporains, Monsieur COUSIN, un jeune statisticien, s’éprend d’un python capable de l’enlacer dans une puissante étreinte: Gros Câlin.

Mais la vie parisienne avec le reptile ne va pas sans tracas. Objet de curiosité pour certains et repoussoir pour d’autres, Gros câlin représente un obstacle supplémentaire dans la quête affective de Cousin dont l’existence va peu à peu basculer…. La compagnie Cipango vous invite à être les témoins privilégiés de l’extraordinaire mue du héros.

« Tout se passe en effet comme si l’homme devait s’abîmer dans un devenir-animal pour accéder non à l’animalité qui est en lui mais à l’humanité qui n’y est pas encore. » Paul AUDI

⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄

Contact diffusion : Alexandre Slyper – 06 73 42 37 78 – spectacles.cipango@gmail.com

Ce projet s’est monté avec le soutien de la Ville de Gueugnon, la Ville de Toulon sur Arroux, le département de la Saône et Loire, la Région Bourgogne Franche-Comté, le Jeune Théâtre National et la SPEDIDAM

© Mercure de France / Droits théâtre gérés par les Editions Gallimard

Tournée 17/18 – Gros Câlin // d’Emile Ajar

No Comments

>> Vendredi 29 septembre 2017 à 20h00 // Salle Marcel Joyeux – Luzy (58)

>> Jeudi 12 octobre 2017 à 20h30 // L’Arc – Scène nationale Le Creusot (71)

>> Jeudi 14 novembre 2017 à 20h30 // Le Théâtre – Auxerre (21)

>> Jeudi 28 novembre 2017 à 20h30 // Théâtre Savageot – Paray le Monial (71)

>> du 10 au 28 janvier 2018  // Ciné 13 Théâtre – Paris (18ème)

Les mercredis et vendredis à 19h – les jeudis et samedis à 21h – les dimanches à 16h

>> Samedi 10 février 2018  à 20h30 // Salle des fêtes – Digoin (71)

Pour plus d’informations sur le spectacle cliquer ici

Je te tiens – dans le cadre d’octobre rose

No Comments

Texte et mise en scène : Julie ROUX

Avec : Etienne DUROT et Julie ROUX

Durée : 40 minutes

Lorsque M. Cancer s’invite au sein d’un couple, c’est une relation triangulaire qui naît. Il va falloir apprendre à vivre avec. Qu’en est-il de celui qui n’est pas malade? Comment cohabite-t-il avec ce nouvel hôte qui lui vole jalousement un peu de sa moitié? Comme bon nombre d’épreuves traversées par un couple, il en découle une multitude de malentendus. Parfois tragiques, parfois drôles, mais universels ; et qui nous rappellent que ce n’est pas de la maladie ici dont il s’agit, mais de la vie.

Extrait :
J’imagine mon sein qui me quitte comme ça, sans crier gare. Je l’imagine qui flotte dans les limbes, orphelin. Et je ne peux rien faire, je ne peux pas sauter assez haut pour attraper la ficelle. J’ai du mal à respirer, maintenant je sens bien la petite boule à gauche. C’est rien ça doit être un kyste. De toute façon, je suis plate je ne vais pas en plus avoir un cancer.

⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄ ⁄

Contact diffusion : Alexandre Slyper – 06 73 42 37 78 – spectacles.cipango@gmail.com